Les locavores, un nouveau mode d’alimentation


Jardin, Nature / mardi, juillet 19th, 2011

Les locavores, un nouveau mode d’alimentation

Des fraises du Chili, en plein mois de février ? Mais c’est dingue ! Pourquoi pas des prunes de Nouvelle-Zélande !

Quoi, ça existe aussi ce genre de choses ? Les aliments sont les grands voyageurs de notre époque, ils font des milliers de kilomètres avant de finir dans nos assiettes. Alors ras le bol (alimentaire) ! Il fallait faire quelque chose, de facile à réaliser pour chacun. L’idée est venue de San Francisco, ville de tous les excès et par contrecoup de beaucoup de bonnes idées : mangeons des produits alimentaires produits près de chez nous. La limite acceptable, pour faire un compte rond, a été fixée à 100 miles, soit environ 160 kilomètres. Le terme de locavore, a été lancé en 2005  par Jessica Prentice il figure depuis dans l’édition 2010 du dictionnaire Larousse, preuve que le mouvement lancé est loin d’être une fantaisie passagère. Il désigne un consommateur qui a fait le choix d’acheter ses aliments dans une limite de 250 km. Ainsi, c’est moins de carburant et de suremballages pour le transport et c’est du lien social en plus.

Bon, mais comment devenir locavore ? En adhérant à une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), qui permet par souscription d’acheter la production à venir. Allez hop, on enfourche le vélo chaque semaine et on revient les sacoches pleines. Et on serre les dents les jours de potiron. En achetant des produits de saison. En s’approvisionnant dans les fermes locales qui ont mis en place un système de cueillette : on ramasse soi-même ses fraises, ses pommes ou ses haricots, on les pèse et on les paye.

Mais la manière de réduire drastiquement les kilomètres, c’est bien sûr de produire ce qu’on peut chez soi. Dans son jardin, ou dans son jardin en carrés si on a peu de place, ou encore de produire quelques légumes dans des pots et des jardinières, même sur un simple balcon. On peut très facilement dépasser la simple jardinière de plantes aromatiques et faire des plantation de tomate cerise ou des tomates anciennes, semer des radis, des navets ou des haricots. On évite le maïs si le balcon est bas de plafond. C’est sain et tellement rigolo, en plus. Certains sont passés maîtres dans ce type particulier de culture, faites-nous le savoir en envoyant vos témoignages.

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